Le bureau politique du Parti populaire a voté lundi en fin de journée l'éviction du co-président du PP Rudy Aernoudt, accusant ce dernier d'avoir fomenté une tentative de prise de contrôle du parti par des anciens de LiDé.

Cette éviction est l'aboutissement de tensions qui sont allées croissantes ces dernières semaines entre les "clans" gravitant autour des deux co-présidents, Rudy Aernoudt et Mischaël Modrikamen.

"Il y a dix jours, des proches de Rudy Aernoudt ont contacté (le député du Parti populaire) Laurent Louis pour tenter - en vain - de le débaucher et d'évincer Mischaël Modrikamen", a indiqué un porte-parole du PP à l'agence Belga.

Selon lui, des anciens de LiDé (l'éphémère parti de Rudy Aernoudt) ont alors alimenté des "mails accablants" portant sur des prises de position de Laurent Louis concernant la politique du président français Nicolas Sarkozy vis-à-vis des Roms.

Ces propos ont été révélés en fin de semaine dernière par la RTBF et ont ému le Centre pour l'égalité des chances qui envisage de porter plainte. Lundi, Rudy Aernoudt les dénonçait à son tour auprès de l'agence Belga, jugeant qu'ils flirtaient avec le racisme.

Mais Laurent Louis a reçu le soutien de Mischaël Modrikamen, qui a convoqué dans la foulée un bureau politique. Ce dernier, après avoir prononcé l'éviction de Rudy Aernoudt au nom d'une tentative de putch, doit à présent décider de l'avenir de la présidence. "Il est très probable que l'on passe à une présidence unique", a précisé le porte-parole.